26 novembre 2007
Alain et Ernest FOURNIER.
Alain et Ernest FOURNIER.
Quelques mots, une recherche, une longue rencontre riche en émotion.
Ainsi se décrit cet entretien avec Alain DEBRAY dont le grand-oncle, Ernest FOURNIER, était cycliste au 273e RI.
Alain, très sensible au parcours de guerre d’Ernest, a réuni l’ensemble de sa correspondance qu’il a mise en page de façon à ce qu’elle reste un témoignage pour longtemps.
Merci à Alain et à son épouse très patiente, de m’avoir reçu et de partager cette correspondance dont vous pourrez lire des extraits au fil du temps…
Enfin, merci Stéphan....

Alain et Ernest.
24 novembre 2007
Historique du 273e chapitre 1.
Historique du 273e RI chapitre 1.
L'historique du 273e régiment d'infanterie relatant les premiers combats de 1914, est disponible ici :
HISTORIQUE_du_273e_RI_1914_chapitre_1

17 novembre 2007
Le bois de Beaumarais
Le bois de Beaumarais.
Le 5 novembre vers 23h, le poste de commandement du colonel fait l’objet de tirs d’infanterie.
Le compte-rendu effectué le lendemain fait état de tirs dispersés du 2e régiment étranger, les allemands n’ayant pas quitté leurs tranchées.
Les jours suivants, le secteur est dit « calme » alors qu’il y a 5 tués et 5 blessés par obus dans la 3e compagnie.
Le 8 novembre, le capitaine Larbey qui avait été blessé à Béthény, fait son retour et reprend le commandement de sa compagnie (la 10e).
Le 11 novembre, quelques hommes commandés par le sous-lieutenant Delrue, partent en reconnaissance en direction de Craonne. Cette action leur vaudra une citation à l’ordre de la 3e brigade.
C’est le 2e bataillon du 35e RIT qui se charge des travaux et abris, du 12 au 14 novembre.
Le 16 novembre, l’un de mes aïeux, Henri Ponchel est sérieusement blessé et évacué vers l’ambulance de Roucy.
Le 17 novembre, le capitaine Vidal rentre de blessure et reçoit à cette occasion la croix de la légion d’honneur.
Le 18 novembre, Henri Ponchel décédait des suites de ses blessures.
Demain, cela fera 93 ans qu’Henri Ponchel est disparu… je lui rends ici l’hommage qu’il mérite.
11 novembre 2007
Le 11 novembre vu par Edouard
Lundi 11 novembre 1918.
Bien chers parents,
Enfin, ça y est cette fois, l’armistice est signé donc tout va bien, nous sommes sauvés !
Bientôt, je reviendrai en permission et ça ne coûtera plus de retourner au front.
Je vais bien….
Votre fils Edouard.
Ce magnifique témoignage, reçu ce matin, me permet de remercier infiniment Michel K.

10 novembre 2007
Le 11 novembre 1917
Le 11 novembre 1917.
Le 11 novembre 1917, Arthur B. caporal dans la 7e compagnie du 18e RI, est aux tranchées dans les environs de Tahure.
Voici quelques extraits de son carnet :
« Le 4 novembre, nous sommes aux tranchées, la nuit s’est très bien passée, les voisins d’en face n’ont pas été trop méchants. Nous avons le remède pour les calmer…
Nous guettons la nuit, au froid !
Le 8 novembre : je suis aux tranchées où il fait mauvais temps avec de la pluie et du vent. C’est ennuyeux de patauger dans la boue.
Le 10 novembre : toujours aux tranchées, je t’assure que l’on souffre ici, dans ces trous !
De toujours rester mouillé, on y a froid…
Le 14 novembre : aux tranchées, presque 15 jours sans dormir. Je vois qu’à E… , les jeunes filles se dépêchent pour se marier. Elles ont bien raison car, peut-être qu’après la guerre, elles n’auront pas la chance de trouver… ».
Nos Poilus pour lesquels j’ai un respect infini, visitaient chaque maison du village, ceci dans les années 1965/1970 et vendaient ces bleuets.

07 novembre 2007
Le colonel Truffert
Le Colonel Truffert.
Issu d’une famille de l’ouest, Joseph Truffert s’engage volontairement dans la marine.
Il y gagne ses premiers galons avant de passer dans l’infanterie.
Entré à l’école de Sait-Maixent, il sort sous-lieutenant et part servir à l’étranger où il risque sa vie à plusieurs reprises.
Nommé capitaine, il revient quelques années plus tard avec deux citations très élogieuses.
En 1910, il est nommé chef de bataillon et c’est au 1er régiment d’infanterie qu’il sert dès août 1914.
Nommé lieutenant-colonel le 5 septembre 1914, il prend immédiatement le commandement du 73e régiment d’infanterie de Béthune.
Il effectue alors le parcours de guerre au cours duquel il est blessé une première fois à Marbotte en avril 1915.
Il est de nouveau blessé lors de la bataille de la Somme en septembre 1916.
L’année 1917 le voit nommé colonel, toujours à la tête du 73e RI.
Il reçoit une troisième blessure lors des combats de Laversine de juin 1918.
Très fatigué, il quitte le régiment le 5 juillet 1918 en laissant un message d’adieu dont voici quelques mots :
« J’emporte de vous un inoubliable souvenir…. Vous avez donné à votre vieux colonel, votre cœur et votre confiance et il vous a payés de retour… Un chef ne peut rien désirer de plus enviable et je vous en remercie… ».
Le régiment ne le reverra plus, le colonel Truffert s’éteint le 15 novembre 1918.
Les écrits d’officiers et d’hommes de troupe attestent très largement des qualités qu’avait le colonel, toujours modeste et brave, ayant le sens du devoir et de l’honneur.

Le colonel Truffert.
01 novembre 2007
La fin octobre
La fin octobre.
A compter du 20 octobre, le régiment effectue des travaux dans le but de servir de points d’appui dont notamment un au croisement du Ployon et de la route Pontavert-Craonnelle, un non plus du poste de commandement et plusieurs à l’ouest de la ferme du Temple.
Le 25 octobre, les travaux se poursuivent sous les tirs de l’artillerie allemande, il y a 4 blessés.
Le 26 octobre, le mitrailleur Pauwels, de la 1ère section, abat un allemand qui se trouvait en observation sur un arbre.
Le 29 octobre, nombreux tirs à la gauche du régiment où se trouve le 18e CA. Il semble qu’une attaque soit imminente aussi le secteur est renforcé mais rien ne se produit alors que les travaux se terminent.
Nous sommes le 1er novembre 1914…











