Béthune- les 73e RI - 273e RI - le 6e RIT

Il s'agit des parcours de guerre et de l'histoire des hommes qui servirent aux 73e RI - 273e RI et 6e RIT de Béthune durant la Grande Guerre.

26 janvier 2008

Le repos de janvier 1915

Le repos de janvier 1915.

Après les combats qui se sont déroulés au bois de la Gruerie et plus précisément dans le secteur de la Harazée, le régiment est dirigé, le 8 janvier, vers Saint-Rémy sur Bussy pour y être reformé.

Les soldats ont alors l’occasion de se nettoyer et de se reposer un peu.

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Saint-Rémy sur Bussy.

A partir du 11 janvier, ils reprennent les exercices tandis que le moment est propice aux citations et nominations.

C’est ainsi que le capitaine Potier de la Varde est nommé chevalier de la Légion d’Honneur, le sous-lieutenant Carpentier est cité à l’ordre de l’armée, l’adjudant Dhaine, le caporal Lherbier et le soldat Mariotta reçoivent la médaille militaire le 14 janvier.

Le 21 janvier, le 3e bataillon quitte le cantonnement pour aller bivouaquer dans des abris entre Somme-Suippes et Somme-Tourbe afin de participer à des travaux d’organisation.

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                                                          La troupe à Somme-Suippes.

C’est le 25 janvier que l’état-major et les deux autres bataillons quittent également le cantonnement  pour se rendre dans les abris au nord de Somme-Tourbe.

Posté par saint_omer 8ri à 14:34 - 9a - En Champagne - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

Historique du 6e RIT chapitre 3

L'historique du 6e régiment d'infanterie territoriale relatant le combat de Douai du 1er octobre 1914 avec une carte est disponible ici : Historique_du_6e_RIT_1914_chapitre_3

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Posté par saint_omer 8ri à 16:10 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2008

Les combats du 30 décembre 1914

Les combats du 30 décembre 1914.


Voici ce qu’a écrit Edouard DELECOURT : 

« Nous sommes en Argonne, dans le bois de la Gruerie au lieu-dit de la Harazée.

Nos cuisiniers nous apportent à manger à 6h30, les balles sifflent sans cesse et après avoir pris le café, nous nous mettons à nettoyer les abords de nos casemates où il y a au moins 20cm de boue.
A 12h45, nous avons alerte puis on nous fait faire demi-tour. Nouvelle alerte à 15h et nous allons vers les premières lignes où se trouve le 2e bataillon et le 72e RI.

Les boches ont fait sauter une tranchée provocant la débandade dans la 8e compagnie et le 72e.

La 11e compagnie part puis nous autres de la 12e.

Nous avançons sous les balles et gagnons les abris de la 9e compagnie ; on nous fait mettre en lignes de section par quatre puis on attend le signal pour partir reprendre trois tranchées.

Après une heure d’attente, il fait un beau clair de lune, on nous fait traverser les défenses de fils de fer et on s’abrite dans une tranchée pleine d’eau.

Tout à coup le capitaine de la 11e, un froussard, se sauve pris de panique de la première ligne avec toute sa section en criant : la 12e, renforcez-nous !

Les voir si épouvantés provoque un commencement de panique vite réprimé par notre lieutenant qui fait repartir le capitaine et sa section à son poste.

A 20h, le commandant charge le 1er peloton de la 12e de renforcer la première ligne.

Il nous dit en partant : courage mes enfants, un peu d’audace et ce sera fini.

J’ai invoqué la protection de la Sainte Vierge et Saint Christophe et nous voilà partis.

On avance dans le bois, en tirailleurs, baïonnette au canon, au milieu d’une pluie de balles, des camarades tombent, nous nous aplatissons et mettons notre sac sur notre tête pour nous protéger.

Les boches à 15m de nous commencent à nous jeter des bombes. Quel moment effroyable j’ai passé là !

Je ne pensais plus en sortir car une bombe est retombée près de moi, j’ai senti la flamme sans avec reçu une égratignure.

Je suis toujours mon lieutenant, il nous fait faire des bonds en se rapprochant de l’ennemi puis il nous fait faire des tranchées et passons la nuit la plus terrible depuis le début de la guerre ».


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Edouard DELECOURT.
 

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06 janvier 2008

Les combats du 5 janvier 1915

Les combats du 5 janvier 1915.


Le 1er bataillon

Après avoir été relevé le 3 janvier, c’est le 4 qu’il reçoit l’ordre de reprendre la tranchée de 2e ligne perdue le 31.

Le 5 janvier, au moment de l’attaque, l’ennemi attaque également le bataillon du 51e se trouvant un peu plus à droite.

C’est aidé par la coloniale que la situation se stabilise enfin. Le capitaine Deschamps, chef de la 4e compagnie place deux sections en première ligne tandis que les deux autres sont placées près de la route de Bagatelle.

Le soir, le situation est la suivante : la 2e compagnie se trouve sur sa position du matin et la 4e sur sa position du midi.

Le 6 janvier au matin, l’ordre est donné aux compagnies de retourner à Vienne le Château.

Le 2e bataillon

C’est le 4 janvier au soir, que le chef de bataillon Rouvin reçoit l’ordre de rencontrer le chef de bataillon Hayot du 51e RI afin qu’ils puissent préparer ensemble l’attaque envisagée le lendemain.

Le 5 janvier tôt le matin, la 8e compagnie attaque avec pour objectif la prise d’une tranchée.

Le tir d’une mitrailleuse ennemi fait suite aux jets de grenades. La tranchée est conquise mais elle est à demi remplie d’eau alors que plusieurs grenadiers du 51e sont blessés par les engins qu’ils devaient lancer.

Un peu plus à droite, c’est infanterie coloniale qui lance une  contre-attaque dans le secteur du 87e ; le chef de bataillon Rouvin aidé de la 7e compagnie, contre-attaque également et dégage les 5e et 8e compagnies.

Le colonel du 87e  donne l’ordre aux 6e et 7e compagnies du 73e de rester en 2e ligne.

Les 5e et 8e compagnies du 73e stoppent leur attaque et restent dans le secteur du 51e.

C’est dans ces positions que se termine la journée avec la perte du sergent Cyrille Morival, mortellement blessé alors qu’il était parti en reconnaissance.

Au cours de la nuit, le génie parvient à établir une ligne de tranchée reliant le 87e et le 51e.

Le bilan de ces journées de combats est lourd pour le 73e avec près de 80 tués, 150 disparus et plus de 220 blessés.

Posté par saint_omer 8ri à 20:42 - L'Argonne - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2008

Le bois de la Gruerie

Le bois de la Gruerie.

Voici l’organisation de la 3e DI : 51e brigade à gauche, 6e brigade à droite (dans laquelle est rattaché le 73e RI).

La 6e brigade est divisée en deux secteurs :

A gauche, le secteur du 87e RI qui comprend le 2e bataillon du 73e et un bataillon du 87e .            
A droite, le secteur du 51e RI qui comprend le 1er bataillon du 73e et un bataillon du 51e .

Composition du 73e RI :

1er bataillon : chef de bataillon DACHERT

2e bataillon : chef de bataillon ROUVIN

3e bataillon : chef de bataillon BRIGAND (plus en arrière, va atteindre le secteur de la 51e brigade).

Le 1er bataillon

Entré en ligne le soir du 28 décembre, le 31 au matin, le bataillon subit une attaque venant de la droite où se trouvaient des hommes du 51e qui cédaient la 1ère ligne partiellement.

A gauche, les allemands s’étaient infiltrés au travers le 87e et c’est le capitaine Jambois qui aidait à la défense en reculant jusqu’en 3e ligne avec une vingtaine d’hommes.

Le reste de la 3e compagnie combattait de tous côtés avant d’être tué ou fait prisonnier, seuls quelques hommes purent s’échapper. La 2e compagnie avait reçu l’ordre de reculer et s’installait également en 3e ligne.

Le 2e bataillon

C’est le 30 décembre vers 12h30, que des mines explosent en provocant la destruction de tranchées où se trouvait la 8e compagnie. Le capitaine Vidal réussit à se dégager de l’encerclement qui s’en suit.

Ainsi, la 6e compagnie est envoyée en contre-attaque aidée par 2e compagnies du 72e à gauche. L’aide supplémentaire de sections d’infanterie coloniale repousse les allemands.

Le 31 décembre, l’ordre est de reprendre les tranchées prises par l’ennemi et ce sont les « lanceurs de pétard » de la 8e compagnie qui attaquent la tranchée de 1ère ligne.

Le 1er janvier, la troupe est fatiguée, aussi le chef de bataillon demande le repli. Celui-ci s’effectue mais les allemands s’en aperçoivent et contre-attaquent.

Il faut alors toute la volonté du sous-lieutenant Rougier aidé du sergent Morival et du caporal Bayard pour rétablir la situation.

Le 3e bataillon

Le 30 décembre vers 13h, le 3e bataillon du 72e est attaqué. La 9e compagnie doit se porter vers le poste de commandement du 72e, ce qu’elle fait en évitant de justesse la prise du poste.

Le capitaine Potier de la Varde déploie ses hommes qui vont de l’avant et dégagent totalement le poste du 72e.

Les 11e et 12e compagnies viennent aider la 9e et le combat se poursuit. Il permet la reprise de quelques centaines de mètres de terrain dont une grande partie de la 2e ligne.

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Posté par saint_omer 8ri à 15:02 - L'Argonne - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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