Mesnil les Hurlus.

Du 13 au 15 février, le régiment se trouve toujours au bivouac de Somme-Tourbe qu’il quitte le 16 pour se rendre aux abris Guérin.

L’attaque est déclenchée sur une ligne allant de Perthes à Beauséjour.

La 9e compagnie mise à la disposition du 33e, attaque à plusieurs reprises. Le sous-lieutenant Véret est tué au cours de l'opération.

Dans le courant de l’après-midi du 17 février, le 3e bataillon du 73e, mis à la disposition du 33e, attaque les tranchées grises. Il est accueilli par un feu très violent de mitrailleuses.

Dès le lendemain, l’attaque est renouvelée malgré les nombreuses pertes subies. Le chef de bataillon Brigant en revient grièvement blessé, il est remplacé par le capitaine Larbey.

Le 19 février, le 3e bataillon renouvelle ses attaques, aidé d’un bataillon du 33e, le feu des mitrailleuses les arrête.

Pendant ce temps, le 2e bataillon attaque à son tour à plusieurs reprises, le capitaine de Boullenois est blessé.

Le 1er bataillon a attaqué le bois du Trapèze et a pu progresser. Le manque de liaison le cloue alors sur place…

Voici quelques noms d’hommes tombés au cours de ces journées :

Le 16 février : soldats Deprez Richard de la 1e cie, Lecygne Jules de la 4e cie, Merlo Eugène de la 9e cie.

Le 17 février : soldats Blanquart Pierre de la 12e cie, Caron Emile de la 2e cie (repose à la nécropole de la Crouée), adjudant Delhuille Evariste de la 4e cie.

Le 18 février : soldats Desmazures Charles, Lemanissier Jean et Mouchon Henri de la 5e cie.

Le 19 février : soldats Farvacque Fernand de la 7e cie, Luchez Germain de la 9e cie, sous-lieutenant Desmet Robert de la 11e cie.

mesnil_b

                                   Tranchées blanches et grises, le Trapèze.