27 avril 2008
Avril 1915 au 273e RI.
Avril 1915 au 273e RI.
Résumé des opérations
Le 12 avril, les 4e et 5e bataillons arrivent à Sapicourt tandis que le 6e bataillon est en ligne dans la tranchée de la Baraque. C’est un bataillon du 74e qui le relèvera…
Dès le 14, la CHR et l’état-major qui se trouvaient à Roucy se dirigent vers Courcelles-Sapicourt où est déjà arrivé le 6e bataillon et deux compagnies de mitrailleuses. L’ordre de se rendre à Ludes arrive.
Le 5e bataillon est passé en revue près de Rosnay par le général commandant la 5e armée.
Etaient également sur place, un bataillon du 208e et du 310e RI.
Puis il se met en marche de nuit et se dirige vers Gueux, Champfleury, Rilly, Chigny et arrive à Ludes avant d’être rejoint par les autres bataillons.
Après quelques jours de repos et d’instruction, c’est la division entière qui part remplacer la division du Maroc au bois des zouaves.
Les zouaves ont amélioré les tranchées que le 273e occupait en février 1915.
Le 24 avril, l’état-major est resté à Ludes, le 5e bataillon défend les tranchées se trouvant le long de la route de Beine avant que le 6e bataillon ne rejoigne Ludes.
Le 25 avril, il est décidé que le bataillon en 1ère ligne y restera 8 jours tandis que celui de 2e ligne sera 4 jours en demi repos à Sillery et 4 jours en repos à Lude.
Le 26 avril, Sillery est bombardée.
Les jours suivants, les bataillons se relèvent sur les mêmes positions.
26 avril 2008
La Tête à Vache
La Tête à Vache.
Le 17 avril, le régiment quitte Eix et arrive à Thierville où il cantonne.
Le 18 avril, il embarque en gare de Verdun pour débarquer le 19 en gare de Sorcy, le 2e bataillon restant à Verdun.
C’est à Vignot que le lieutenant-colonel Truffert reçoit l’ordre de relever le 85e RI qui se trouve à la Tête à Vache.
La relève s’effectue dans le courant de l’après-midi et c’est au cours de cette relève que le lieutenant-colonel Truffert est blessé légèrement. Sont également blessés, les soldats Cossart et Carton.
Le 20 avril, le 2e bataillon arrive à Sorcy et y cantonne tandis que deux compagnies rejoignent les abris de Vignot.
Après quelques jours de repos, le régiment au complet est dirigé vers Erize et Géry et y cantonne.
Le 25 avril, après avoir embarqué en camions, arrivée à Nettancourt et Saint-Mard sur le Mont avant de rejoindre Sorcy le jour suivant.
Sont cités à l’ordre de l’armée suite aux combats de Braquis :
L’aspirant Fauviau, deux fois blessé grièvement le 5 avril,
Le lieutenant Duvalet,
Le sergent Bourgain,
Le sergent Herre.

19 avril 2008
Samuel TAFFIN
Samuel TAFFIN.
De la classe 1912, Samuel TAFFIN est directement mobilisé le 2 août 1914.
Il appartient au 73e régiment d’infanterie et affecté à la 2e compagnie de mitrailleuses lorsqu’il part au front.
Ainsi, il participe aux combats de Dinant, d’Esternay, de Reims, de l’Aisne.
C’est ensuite au bois de la Gruerie puis à Mesnil les Hurlus qu’il se bat avec sa compagnie.
Viennent les combats de Braquis, nous sommes le 5 avril 1915 et sous un fort bombardement, il faut s’emparer d’une côte au bois la Dame.
Le 7, lors d’une attaque répétée, il est sérieusement blessé au coude gauche par éclat d’obus.
Evacué, il est dirigé vers Verdun puis Neufchâteau et c’est à l’hôpital de la Tour du Pin qu’il est soigné jusqu’à sa guérison.
La blessure étant grave, il sera réformé le 15 juillet 1916.
Quelques temps après son retour, il reprend sa petite ferme, aidé de son épouse.
Samuel de nature discrète, parlait peu de ces évènements. Ce court article lui rend l’hommage qu’il mérite comme tant d’autres.

L’une de ses filles a conservé l’éclat d’obus d’environ 2cm de long que vous pouvez voir sur la photo.

12 avril 2008
Les combats de Braquis suite
Les combats de Braquis suite.
Le 7 avril, les compagnies de 1ère ligne parviennent à progresser lorsqu’elles sont prises de flanc par les mitrailleuses ennemies positionnées sur la côte 226.
Le soir, les 1ère, 8e et 10e compagnies parviennent à franchir le 1er réseau de barbelés. Pour cela, les hommes disposent de cisailles qui leur permettent des passages suffisants.
Le 2e réseau, resté intact, est infranchissable sous le feu aussi, l’ensemble se replie et se met à l’abri.
Le 8 avril, le 1er bataillon est relevé par l’un du 33e RI tandis que le 3e bataillon reste en ligne à la lisière est du bois de Buzy.
Le 10 avril, le 3e bataillon rentre aux abris du bois d’Hermeville et dans la nuit, il est rejoint par les deux autres.
Le 11 avril, le régiment se dirige vers Eix pour y cantonner plusieurs jours.
Les pertes sont les suivants pour la période du 5 au 10 avril 1915 : 72 tués, 265 blessés et 24 disparus.
Les soldats disparus dont :
Wacrenier Paul de la 5e cie disparu le 5
Gardot Albert de la 6e cie disparu le 7
Dupont Henri de la 6e cie disparu le 5
Les soldats blessés dont :
Gravelleines Léopold de la compagnie de mitrailleuses
Carle Jules de la 10e cie
Fournier Paul et Nicolas de la 8e cie
Les sous-officiers tués dont :
Bocquet Léon adjudant de la 9e cie
Debergues Albert sergent de la 5e cie
Larderet Louis sergent de la 6e cie
Les soldats probablement faits prisonniers dont :
Soulan, Cormoran, Cornet…

Merci à Jean-Luc KALUZKO.
06 avril 2008
Les combats de Braquis
Les combats de Braquis.
Le 1er avril 1915, le régiment quitte Rembercourt à 9h et se dirige vers Ippecourt où il arrive en début d’après-midi pour y cantonner.
Le 2 avril, il quitte Ippécourt et se dirige vers Thierville où il arrive le midi et y cantonne.
Le 3 avril, le départ de Thierville a lieu à 6h pour arriver à Thillot où le régiment se repose l’après-midi.

Le soir, le régiment se rend aux abris du bois la Dame où il arrive durant la nuit.
Le 5 avril, c’est en ce lundi de Pâques que le régiment se prépare à l’attaque sous un très mauvais temps.
C’est le 1er bataillon du commandant Rouvin qui attaquera la côte 209 située au sud-ouest du bois, le 3e bataillon sera placé en appui sur la gauche tandis que le 2e restera en réserve.
A 14h15, l’attaque commence sous un feu nourri d’artillerie et de mitrailleuses, la progression est de 600m.
Vers 19h, une seconde attaque a lieu, le réseau de fils de fer étant resté intact, les compagnies restent sur place et subissent des pertes importantes.
Le 6 avril, comme il est toujours impossible de franchir le réseau aussi, dès la nuit, l’artillerie procède à des tirs de destruction qui permettent alors le passage.
Voici les noms de quelques blessés : caporal Fournier Jules - lieutenant Moret - chef de bataillon Rouvin…
Les soldats tués : Demolliens Georges - Debaecker Albert - François Alcide – Houpline Victor – Lemaire Charles…
Les soldats disparus : Gaymay Gabriel – Moguet Emile – Boucry Juste – Delecroix Louis – Gerdot Albert – caporal Lerouge François…
Le bois la Dame est situé à l’est de Braquis et bien au sud d’Etain. Certains soldats reposent dans la nécropole nationale de Buzy-Darmont située un peu plus à l’est du bois.










