Soldat Benoît Sterckeman 73e RI

 

Domicilié à Petite-Synthe, Benoît exerce le métier de plombier en 1914 lorsqu’il reçoit l’ordre de mobilisation le 2/8/1914 lui indiquant de rejoindre le 73e RI à Béthune où il arrive le lendemain.

Il est affecté dans la 9e compagnie du 3e bataillon.

sterckeman benoit m

Le régiment quitte Béthune pour les Ardennes et débarque à Rocroi.

Il connaît le baptême du feu à Dinant, revient en France à Guise dans l’Aisne où les combats sont déjà très durs sous un fort bombardement.

Dirigé vers la Marne, il est engagé au combat du château de Boursault puis à celui d’Esternay tristement célèbre par les nombreuses pertes qu’il subi à proximité du château et du bois.

Le 12/9/1914, Benoît est en ligne à Béthény près de Reims puis il part vers l’Aisne le 26 au bois des Buttes, Pontavert sous un bombardement d’artillerie intermittent.

Il reste dans ce secteur de Pontavert, ferme de la Pêcherie, la Ville aux Bois et au bois de Beau Marais face à Craonne.

Le front se stabilise, des tranchées sont aménagées mais les pertes sont régulières.

Le 18 décembre, le régiment est relevé et embarque à destination de St-Hilaire au Temple dans la Marne.

Le 28 décembre, il arrive à Vienne le Château pour être engagé dans le non moins tristement célèbre bois de la Gruerie.

Le combat est violent, les pertes sont très nombreuses, les allemands débordent le 72e RI tout proche.

Le chef du 3e bataillon Brigand du 73e RI demande à la 9e compagnie de se porter en avant pour dégager le poste de commandement du 72e RI, il est 13h00.

La compagnie avance rapidement et parvient à le dégager mais durant ce temps Benoît est blessé par balle au pouce droit.

Il a échappé de peu à la mort.

gruerie c

le bois de la Gruerie

Il revient le 12/1/1915 affecté dans la compagnie de mitrailleuse alors que le régiment est au repos à St-Rémy sur Bussy puis cantonne près de Somme-Tourbe avant la 1ère bataille de Champagne et puis précisément à Mesnil les Hurlus, grande terre de souffrances, aujourd’hui village détruit du camp militaire de Suippes.

Benoît s’en tire sans aucune blessure mais d’autres champs de bataille l’attendent.

C’est ainsi qu’il entre en ligne au bois la Dame près de Braquis au sud-est de Verdun puis il arrive dans le saillant de St-Mihiel pour combattre au bois d’Ailly le 3 mai 1915.

Dans la nuit du 4 au 5, le bombardement est continuel dans tout le secteur et le matin, les attaques ennemies font perdre du terrain provocant des contre-attaques pour le reprendre.

bois d'Ailly c

 le bois d'Ailly

C’est dans ces conditions extrêmement dures que Benoît est fait prisonnier.

Très rapidement, il est transféré en Allemagne dans le camp de Galgenberg où il est enregistré le 29/5/1915.

Rapatrié en décembre 1918, il est démobilisé en juillet 1919 er reprend son métier de plombier.

En ce jour de l’Armistice, je remercie Antoine Demaison de son partage.