29 mars 2008
Le repos de mars 1915
Le repos de mars 1915.
Depuis le 9 mars, le régiment est au repos : le 1er bataillon se trouve à l’Epine tandis que l’état-major, les 2e et 3e bataillons sont à Courtisols.
Au cours de ce repos, les généraux passent en revue le régiment.
Le 19 mars, le capitaine de Boullenois de Senuc est nommé chevalier de la légion d’honneur.
Le 20 mars, le régiment se déplace pour aller cantonner à Recy, village qui se situe au nord de Châlons en Champagne.
C’est au cours de cette journée que le sergent de Baillencourt de la 10e compagnie et le soldat Decknudt reçoivent la médaille militaire.
Le 21 mars, le régiment se remet en marche et traverse Aulnay, Chouilly pour cantonner à Oiry situé à l’est d’Epernay.

Les cafés de la gare de Oiry.
Au cantonnement, le sergent Aimable Descamps de la 2e compagnie reçoit une citation à l’ordre de l’armée dont voici le texte :
« Pour la bravoure et le courage dont il a fait preuve au coures des différents combats depuis le début de la campagne ».
Cette citation fait suite à la blessure très grave reçue lors des combats de Mesnil les Hurlus.
Le 25 mars, le régiment est passé en revue par le général Joffre.
La 9e compagnie reçoit une citation collective à l’ordre de l’armée pour les fait suivants :
« A pris part glorieusement à toutes les attaques du 16 au 27 février, ne comprenant plus que 22 hommes à la suite de trois assauts livrés les jours précédents, s’est malgré tout, lancée le 27 février sous le commandement de son chef le lieutenant Wimet, à l’attaque d’une tranchée ennemie. A été réduite à 5 combattants : le caporal Guilbert, les soldats Lermisset Albert, Legay Louis, Corman Arthur et Evrard Clotaire qui se sont maintenus dans les tranchées de 1ère ligne jusqu’au 1er mars, date de la relève de leur bataillon ».
Cette citation est éloquente quand on pense qu’il y a près de 250 hommes dans une compagnie…
Le 28 mars, le régiment embarque en gare d’Epernay pour débarquer à Revigny.
Revigny se trouve dans la Meuse…

La gare de Revigny.
Après avoir cantonné à Neuville sur Ornain, il est à Hargeville le 29 mars et y cantonne.
Le 30 mars, le régiment poursuit sa route pour arriver à Rembercourt aux Pots dénommée aujourd’hui Rembercourt-Sommaisne…
12 mars 2008
Mesnil les Hurlus 3
Mesnil les Hurlus 3.
Le 1er mars : les 5e et 8e compagnies se trouvent dans l’ouvrage du Trapèze et subissent une attaque qui ne réussit pas mais celle du début d’après-midi réussit.
Le 2 mars, au cours de la nuit, le bois Trapèze est repris, les positions ne changent pas les jours suivants.
Le 5 mars, tôt le matin, l’ennemi attaque mais il est repoussé. Arrive alors un avis de relève et le soir tard, le 1er bataillon est relevé.
Nuit du 5 au 6 : le 2e bataillon est à son tour relevé par un bataillon du 284e RI après avoir subi une attaque.
Le 6 mars, l’ensemble du régiment se trouve à Somme-Tourbe avant d’être emmené au cantonnement de la Chapelle-Felcourt pour deux jours.
Le 9 mars, l’état-major, les 2e et 3e bataillons sont transportés à Courtisols tans que le 1er bataillon est dirigé vers l’Epine.
Aujourd'hui, 12 mars 2008, le dernier POILU : Monsieur Lazare Ponticelli nous a quitté.
Qu'il repose en paix !
La mémoire vivante n'est plus ; nous n'oublierons pas nos Poilus et pour cela, à nous poursuivre en partageant nos travaux.
Les miens sont modestes mais sincères.
Je m'incline donc humblement ce soir !

Merci à Stéphan Agosto de cet hommage, c'est superbe !
23 février 2008
Mesnil les Hurlus 1
Mesnil les Hurlus 1.
Le 20 février, le 2e bataillon poursuit l’attaque de la tranchée Grise mais malgré l’allant, il progresse de très peu !
Quant au 3e bataillon, celui-ci part et se met en place au nord-ouest de Mesnil.
Le 21 février, le 1er bataillon qui était resté dans ses tranchées, attaque et prend place dans un nouvel élément de tranchée. Le 2e est relevé tandis que le 3e se trouve un plus à gauche que le 1er.
Le 22 février, le 1er bataillon utilise les explosifs dont il dispose.
Le 23 février, la progression est pratiquement nulle ; le lendemain, le capitaine Nortier, chef du 1er bataillon est tué.
Le 25 février, attaque et contre-attaque se succèdent.
Voici quelques noms d’hommes tombés durant ces jours :
Le 20 février : soldats Cagniard Gustave de le 3e cie, Decoopman Prudent de la 7e cie, Pavy Lucien de la 8e cie.
Le 21 février : sergent Durez Georges de la 7e cie.
Le 22 février : soldats Damecourt Constant de la 2e cie, Fumery Alfred de la 4e cie.
Le 23 février : sergent Deblock Marcel de la 12e cie.
Le 24 février : soldat Wantelet Emile de la 1ère cie, disparu.
Le 2 5février : soldat Gournay Gabriel de la 1ère cie de mitrailleuses, Piérot Mathanel de la 5e cie.

16 février 2008
Mesnil les Hurlus
Mesnil les Hurlus.
Du 13 au 15 février, le régiment se trouve toujours au bivouac de Somme-Tourbe qu’il quitte le 16 pour se rendre aux abris Guérin.
L’attaque est déclenchée sur une ligne allant de Perthes à Beauséjour.
La 9e compagnie mise à la disposition du 33e, attaque à plusieurs reprises. Le sous-lieutenant Véret est tué au cours de l'opération.
Dans le courant de l’après-midi du 17 février, le 3e bataillon du 73e, mis à la disposition du 33e, attaque les tranchées grises. Il est accueilli par un feu très violent de mitrailleuses.
Dès le lendemain, l’attaque est renouvelée malgré les nombreuses pertes subies. Le chef de bataillon Brigant en revient grièvement blessé, il est remplacé par le capitaine Larbey.
Le 19 février, le 3e bataillon renouvelle ses attaques, aidé d’un bataillon du 33e, le feu des mitrailleuses les arrête.
Pendant ce temps, le 2e bataillon attaque à son tour à plusieurs reprises, le capitaine de Boullenois est blessé.
Le 1er bataillon a attaqué le bois du Trapèze et a pu progresser. Le manque de liaison le cloue alors sur place…
Voici quelques noms d’hommes tombés au cours de ces journées :
Le 16 février : soldats Deprez Richard de la 1e cie, Lecygne Jules de la 4e cie, Merlo Eugène de la 9e cie.
Le 17 février : soldats Blanquart Pierre de la 12e cie, Caron Emile de la 2e cie (repose à la nécropole de la Crouée), adjudant Delhuille Evariste de la 4e cie.
Le 18 février : soldats Desmazures Charles, Lemanissier Jean et Mouchon Henri de la 5e cie.
Le 19 février : soldats Farvacque Fernand de la 7e cie, Luchez Germain de la 9e cie, sous-lieutenant Desmet Robert de la 11e cie.

Tranchées blanches et grises, le Trapèze.
09 février 2008
Février 1915
Février 1915.
C’est fin janvier qu’une remise de décoration se déroule à Saint-Rémy sur Bussy.
La photo que je vous présente est floue mais elle est très intéressante car ce sont bien les hommes du 73e qui défilent devant leur général.

Début février, le régiment se trouve aux abris près de Somme-Tourbe et il effectue divers travaux en 1ère ligne tandis que l’encadrement reconnaît le secteur.
Le 4 février, il est dirigé vers Hans où il cantonne et le 6, il est en position sur la côte 166 avant de rentrer en fin de journée.
Les 7 et 8 février, chaque bataillon se remplace mutuellement sur la côte 166.
Le 9 février, le régiment quitte enfin Hans et rejoint les abris de Somme-Tourbe.
Le 12 février, un mouvement se fait vers les abris Guérin avant d’effectuer le retour sur les mêmes positions.
La 1ère offensive de Champagne se prépare…
26 janvier 2008
Le repos de janvier 1915
Le repos de janvier 1915.
Après les combats qui se sont déroulés au bois de la Gruerie et plus précisément dans le secteur de la Harazée, le régiment est dirigé, le 8 janvier, vers Saint-Rémy sur Bussy pour y être reformé.
Les soldats ont alors l’occasion de se nettoyer et de se reposer un peu.

Saint-Rémy sur Bussy.
A partir du 11 janvier, ils reprennent les exercices tandis que le moment est propice aux citations et nominations.
C’est ainsi que le capitaine Potier de la Varde est nommé chevalier de la Légion d’Honneur, le sous-lieutenant Carpentier est cité à l’ordre de l’armée, l’adjudant Dhaine, le caporal Lherbier et le soldat Mariotta reçoivent la médaille militaire le 14 janvier.
Le 21 janvier, le 3e bataillon quitte le cantonnement pour aller bivouaquer dans des abris entre Somme-Suippes et Somme-Tourbe afin de participer à des travaux d’organisation.

La troupe à Somme-Suippes.
C’est le 25 janvier que l’état-major et les deux autres bataillons quittent également le cantonnement pour se rendre dans les abris au nord de Somme-Tourbe.










