06 janvier 2008
Les combats du 5 janvier 1915
Les combats du 5 janvier 1915.
Le 1er bataillon
Après avoir été relevé le 3 janvier, c’est le 4 qu’il reçoit l’ordre de reprendre la tranchée de 2e ligne perdue le 31.
Le 5 janvier, au moment de l’attaque, l’ennemi attaque également le bataillon du 51e se trouvant un peu plus à droite.
C’est aidé par la coloniale que la situation se stabilise enfin. Le capitaine Deschamps, chef de la 4e compagnie place deux sections en première ligne tandis que les deux autres sont placées près de la route de Bagatelle.
Le soir, le situation est la suivante : la 2e compagnie se trouve sur sa position du matin et la 4e sur sa position du midi.
Le 6 janvier au matin, l’ordre est donné aux compagnies de retourner à Vienne le Château.
Le 2e bataillon
C’est le 4 janvier au soir, que le chef de bataillon Rouvin reçoit l’ordre de rencontrer le chef de bataillon Hayot du 51e RI afin qu’ils puissent préparer ensemble l’attaque envisagée le lendemain.
Le 5 janvier tôt le matin, la 8e compagnie attaque avec pour objectif la prise d’une tranchée.
Le tir d’une mitrailleuse ennemi fait suite aux jets de grenades. La tranchée est conquise mais elle est à demi remplie d’eau alors que plusieurs grenadiers du 51e sont blessés par les engins qu’ils devaient lancer.
Un peu plus à droite, c’est infanterie coloniale qui lance une contre-attaque dans le secteur du 87e ; le chef de bataillon Rouvin aidé de la 7e compagnie, contre-attaque également et dégage les 5e et 8e compagnies.
Le colonel du 87e donne l’ordre aux 6e et 7e compagnies du 73e de rester en 2e ligne.
Les 5e et 8e compagnies du 73e stoppent leur attaque et restent dans le secteur du 51e.
C’est dans ces positions que se termine la journée avec la perte du sergent Cyrille Morival, mortellement blessé alors qu’il était parti en reconnaissance.
Au cours de la nuit, le génie parvient à établir une ligne de tranchée reliant le 87e et le 51e.
Le bilan de ces journées de combats est lourd pour le 73e avec près de 80 tués, 150 disparus et plus de 220 blessés.
01 janvier 2008
Le bois de la Gruerie
Le bois de la Gruerie.
Voici l’organisation de la 3e DI : 51e brigade à gauche, 6e brigade à droite (dans laquelle est rattaché le 73e RI).
La 6e brigade est divisée en deux secteurs :
A gauche, le secteur du 87e RI qui comprend le 2e bataillon du 73e et un bataillon du 87e .
A droite, le secteur du 51e RI qui comprend le 1er bataillon du 73e et un bataillon du 51e .
Composition du 73e RI :
1er bataillon : chef de bataillon DACHERT
2e bataillon : chef de bataillon ROUVIN
3e bataillon : chef de bataillon BRIGAND (plus en arrière, va atteindre le secteur de la 51e brigade).
Le 1er bataillon
Entré en ligne le soir du 28 décembre, le 31 au matin, le bataillon subit une attaque venant de la droite où se trouvaient des hommes du 51e qui cédaient la 1ère ligne partiellement.
A gauche, les allemands s’étaient infiltrés au travers le 87e et c’est le capitaine Jambois qui aidait à la défense en reculant jusqu’en 3e ligne avec une vingtaine d’hommes.
Le reste de la 3e compagnie combattait de tous côtés avant d’être tué ou fait prisonnier, seuls quelques hommes purent s’échapper. La 2e compagnie avait reçu l’ordre de reculer et s’installait également en 3e ligne.
Le 2e bataillon
C’est le 30 décembre vers 12h30, que des mines explosent en provocant la destruction de tranchées où se trouvait la 8e compagnie. Le capitaine Vidal réussit à se dégager de l’encerclement qui s’en suit.
Ainsi, la 6e compagnie est envoyée en contre-attaque aidée par 2e compagnies du 72e à gauche. L’aide supplémentaire de sections d’infanterie coloniale repousse les allemands.
Le 31 décembre, l’ordre est de reprendre les tranchées prises par l’ennemi et ce sont les « lanceurs de pétard » de la 8e compagnie qui attaquent la tranchée de 1ère ligne.
Le 1er janvier, la troupe est fatiguée, aussi le chef de bataillon demande le repli. Celui-ci s’effectue mais les allemands s’en aperçoivent et contre-attaquent.
Il faut alors toute la volonté du sous-lieutenant Rougier aidé du sergent Morival et du caporal Bayard pour rétablir la situation.
Le 3e bataillon
Le 30 décembre vers 13h, le 3e bataillon du 72e est attaqué. La 9e compagnie doit se porter vers le poste de commandement du 72e, ce qu’elle fait en évitant de justesse la prise du poste.
Le capitaine Potier de la Varde déploie ses hommes qui vont de l’avant et dégagent totalement le poste du 72e.
Les 11e et 12e compagnies viennent aider la 9e et le combat se poursuit. Il permet la reprise de quelques centaines de mètres de terrain dont une grande partie de la 2e ligne.

29 décembre 2007
Le bois de la Gruerie
Combats au bois de la Gruerie.
Le 73e passe donc Noël à l’est de la ferme de Piémont où il effectue des travaux d’entretien des routes et organise les abris.
Le 27 décembre, les 1er et 3e bataillons embarquent à St Hilaire au Temple et débarquent à Sainte-Menehould.
L’état-major et le 2e bataillon rejoignent Saint-Menehould après avoir embarqué à Cuperly. Il est alors rattaché à la 3e DI.
Le 28 décembre, le régiment arrive à la Neuville au Pont puis passe à Moiremont en direction de Vienne le Château.
Sur place, les chefs de bataillons reçoivent les ordres directement du général commandant la 6e brigade et c’est ainsi qu’ils se trouvent en 1ère ligne au bois de la Gruerie…
Ces combats seront résumés prochainement…

Aspects de Vienne le Château.










