Béthune- les 73e RI - 273e RI - le 6e RIT

Il s'agit des parcours de guerre et de l'histoire des hommes qui servirent aux 73e RI - 273e RI et 6e RIT de Béthune durant la Grande Guerre.

29 mai 2008

Jean Baptiste Martin du 273e

Jean-Baptiste MARTIN.

De la classe 1899, Jean-Baptiste MARTIN est incorporé au 6e RIT en novembre 1914 avant d’être dirigé vers le front.

Il est en ligne aux environs de Nieuport jusqu’en décembre 1915 et revient, en repos, dans la région de Calais où il reste jusqu’en avril 1916.

Le 7 avril, c’est l’embarquement en direction de Verdun avant de se rendre au fort de Dugny.

Le travail consiste alors de nuit, à la réparation des routes conduisant aux forts de Souville et de Tavannes qui sont bombardés sans cesse.

Le 7 mai 1916, il se trouve au fort de Tavannes lorsqu’il est blessé et évacué. Après les soins, il rentre au dépôt courant août 1916.

Le 9 novembre 1916, il passe au 273e RI dans le secteur tristement célèbre de Beauséjour.

Après un repos près de Châlons, il arrive le 6 février 1917 à Romain à l’ouest de Reims.

Le 12 mars, il est en ligne au nord d’Oulches (Chemin des Dames).

Le 16 avril 1917, sous un très fort bombardement, il est porté disparu sur les pentes nord du bois de Vauclerc.

Merci à Didier de m’avoir envoyé cette photo de groupe où Jean Baptiste est accroupi à droite.

Jean_Baptiste_MARTIN_b

Posté par saint_omer 8ri à 21:02 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 avril 2008

Samuel TAFFIN

Samuel TAFFIN.

De la classe 1912, Samuel TAFFIN est directement mobilisé le 2 août 1914.

Il appartient au 73e régiment d’infanterie et affecté à la 2e compagnie de mitrailleuses lorsqu’il part au front.

Ainsi, il participe aux combats de Dinant, d’Esternay, de Reims, de l’Aisne.

C’est ensuite au bois de la Gruerie puis à Mesnil les Hurlus qu’il se bat avec sa compagnie.

Viennent les combats de Braquis, nous sommes le 5 avril 1915 et sous un fort bombardement, il faut s’emparer d’une côte au bois la Dame.

Le 7, lors d’une attaque répétée, il est sérieusement blessé au coude gauche par éclat d’obus.

Evacué, il est dirigé vers Verdun puis Neufchâteau et c’est à l’hôpital de la Tour du Pin qu’il est soigné jusqu’à sa guérison.

La blessure étant grave, il sera réformé le 15 juillet 1916.

Quelques temps après son retour, il reprend sa petite ferme, aidé de son épouse.

Samuel de nature discrète, parlait peu de ces évènements. Ce court article lui rend l’hommage qu’il mérite comme tant d’autres.

TAFFIN_Samuel__b

L’une de ses filles a conservé l’éclat d’obus d’environ 2cm de long que vous pouvez voir sur la photo.

TAFFIN_Samuel__eo_b

Posté par saint_omer 8ri à 08:27 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2008

Yves PERRIO

Yves PERRIO.

Yves PERRIO est incorporé le 28 novembre 1914 (au 74e RI de Rouen ?) avant d’être transféré à la caserne Bachelet d'Amville d'Elbeuf.

Après avoir effectué ses classes, il est au front le 27 avril 1915.

perrio_yves_b_1

Le 20 mai 1915, il est affecté au 73e RI et part dès le 22 mai avec son nouveau régiment aux tranchées en vue de remplacer les hommes du 405e RI.

Yves ne détaille pas ce qu’il voit mais il apporte les éléments essentiels : vive fusillade, marmitage, tremblements de terre, etc…

En ligne à Beaumarais puis au Choléra et au bois de la Mine, il arrive à Fleury fin février 1916 et écrit ces mots terribles : « ici, je vois la guerre ! ».

C’est le 30 mars 1916 qu’il voit la première hirondelle de l’année avant d’arriver à Epernay le 2 avril.

Le 24 mai, il écrit : « le soir une balle tape au ras de moi au créneau ».

Le 7 septembre, il est enterré par un obus de 77 et s’en tire sans une égratignure, dit-il…

Les 10 et 13 septembre, il est de nouveau enterré mais s’en sort également alors qu’il écrit quelques lignes à sa mère

C’est le 20 septembre qu’un éclat d’obus le tue, l’un de ses copains de la 1ère compagnie, Albert MACHARD, est également tué.

Yves allait avoir 24 ans…

perrio_yves_b

Il repose dans la nécropole nationale de Maurepas, sa tombe porte le numéro 619.

Voici ce qu’a écrit le chef de bataillon MATTER au colonel TRUFFERT le 19 septembre 1916 :

« Il fait un temps affreux… nous sommes rentrés ce matin, trempés de boue jusqu’aux cuisses…

Les hommes sont mal, absolument trempés, ils ont du mérite à rester accroupis dans cette boue.

Les boyaux sont impraticables, j’ai fait nettoyer mais c’est à recommencer tout le temps ».

Posté par saint_omer 8ri à 10:20 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2008

Maurice DELPOUVE

Maurice DELPOUVE.

Nous sommes en avril 1913, Maurice épouse Julie avant d’être incorporé dans la 1ère compagnie du 73e en octobre.

Il participe aux premiers combats de Dinant et d’Esternay, puis à ceux du bois de la Gruerie aux batailles de Champagne, aux Eparges et au bois d’Ailly puis à ceux du Choléra.

DELPOUVE_Maurice_b

Ce parcours est déjà formidable lorsqu’il est blessé au bois de la Mine le 3 février 1916.

De retour au front, il est enseveli par obus à Combles le 9 septembre 1916 lors de la bataille de la Somme.

En 1917, il prend part aux combats sur le Chemin des Dames et dans les Flandres.

C’est en 1918 qu’il est à nouveau blessé par éclats d’obus à la main lors des événements qui se sont déroulés à la ferme Vertes Feuilles.

Démobilisé en août 1919, il se retire dans son village natal.

Voici la citation à l’ordre de la brigade qu’il a reçue le 20 novembre 1918 :

« Très bon soldat. Au front depuis le début de la campagne, toujours volontaire pour les missions périlleuses, s’est signalé de nouveau par sa bravoure et son entrain au cours des combats de novembre 1918 ».

En 1928, il reçoit la médaille militaire.

Il est également porte-drapeau lors des manifestations patriotiques et décédera à l'âge de 74 ans.

vertefeuille_b
La ferme de Vertes Feuilles : photo Serge Hoyet.   

Posté par saint_omer 8ri à 11:11 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2007

Le 11 novembre vu par Edouard

Lundi 11 novembre 1918.

Bien chers parents,

Enfin, ça y est cette fois, l’armistice est signé donc tout va bien, nous sommes sauvés !

Bientôt, je reviendrai en permission et ça ne coûtera plus de retourner au front.

Je vais bien….

Votre fils Edouard.

Ce magnifique témoignage, reçu ce matin, me permet de remercier infiniment Michel K.

73e_b

Posté par saint_omer 8ri à 08:01 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Le 11 novembre 1917

Le 11 novembre 1917.

Le 11 novembre 1917, Arthur B. caporal dans la 7e compagnie du 18e RI, est aux tranchées dans les environs de Tahure.

Voici quelques extraits de son carnet :

«  Le 4 novembre, nous sommes aux tranchées, la nuit s’est très bien passée, les voisins d’en face n’ont pas été trop méchants. Nous avons le remède pour les calmer…

Nous guettons la nuit, au froid !

Le 8 novembre : je suis aux tranchées où il fait mauvais temps avec de la pluie et du vent. C’est ennuyeux de patauger dans la boue.

Le 10 novembre : toujours aux tranchées, je t’assure que l’on souffre ici, dans ces trous !

De toujours rester mouillé, on y a froid…

Le 14 novembre : aux tranchées, presque 15 jours sans dormir. Je vois qu’à E… , les jeunes filles se dépêchent pour se marier. Elles ont bien raison car, peut-être qu’après la guerre, elles n’auront pas la chance de trouver… ».

Nos Poilus pour lesquels j’ai un respect infini, visitaient chaque maison du village, ceci dans les années 1965/1970 et vendaient ces bleuets.

souvenirs_73e_ri_b

Posté par saint_omer 8ri à 14:31 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2007

Le colonel Truffert

Le Colonel Truffert.

Issu d’une famille de l’ouest, Joseph Truffert s’engage volontairement dans la marine.

Il y gagne ses premiers galons avant de passer dans l’infanterie.

Entré à l’école de Sait-Maixent, il sort sous-lieutenant et part servir à l’étranger où il risque sa vie à plusieurs reprises.

Nommé capitaine, il revient quelques années plus tard avec deux citations très élogieuses.

En 1910, il est nommé chef de bataillon et c’est au 1er régiment d’infanterie qu’il sert dès août 1914.

Nommé lieutenant-colonel le 5 septembre 1914, il prend immédiatement le commandement du 73e régiment d’infanterie de Béthune.

Il effectue alors le parcours de guerre au cours duquel il est blessé une première fois à Marbotte en avril 1915.

Il est de nouveau blessé lors de la bataille de la Somme en septembre 1916.

L’année 1917 le voit nommé colonel, toujours à la tête du 73e RI.

Il reçoit une troisième blessure lors des combats de Laversine de juin 1918.

Très fatigué, il quitte le régiment le 5 juillet 1918 en laissant un message d’adieu dont voici quelques mots :

« J’emporte de vous un inoubliable souvenir…. Vous avez donné à votre vieux colonel, votre cœur et votre confiance et il vous a payés de retour… Un chef ne peut rien désirer de plus enviable et je vous en remercie… ».

Le régiment ne le reverra plus, le colonel Truffert s’éteint le 15 novembre 1918.

Les écrits d’officiers et d’hommes de troupe attestent très largement des qualités qu’avait le colonel, toujours modeste et brave, ayant le sens du devoir et de l’honneur.

colonel_truffert_b1
Le colonel Truffert.

Posté par saint_omer 8ri à 18:07 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2007

Henri de Cossé-Brissac

Henri de COSSE-BRISSAC.


Coss__Brissac_b1


Lieutenant au 73e régiment d’infanterie, il partit le 5 août 1914 pour la base de concentrations.

Entré en Belgique à Matagne la Grande le 13, il combattit à Dinant le 15, occupa du 17 au 21 les tranchées d’Anseremmes au bord de la Meuse, subit le choc de l’ennemi le 22 audit Anseremmes et, battant en retraite, se trouva encore aux prises à Matagne la Grande le 25.

La marche se continua par Gondigny, Baumé, Agnicourt.

Le 30 août à Puisieux, Henri de Cossé-Brissac servit comme soutien d’artillerie ; il combattit à nouveau à Boursault, le 4 septembre ; il fut tué le 6 à Esternay.

Officier d’une haute valeur morale, modèle d’entrain et de courage. Tué le 6 septebmre 1914 à la tête de sa section en se portant à l’assaut des positions ennemies.

Chevalier de la Légion d’Honneur (nomination posthume).

Extrait du livre d’or de la Sabretache – merci à Hervé Faure.

Petit complément d’informations :

Le 6 septembre, le régiment reçoit l’ordre d’attaquer Esternay. C’est le 2e bataillon qui est d'abord engagé.

Le lieutenant Henri de Cossé-Brissac se trouve dans la 12e compagnie, il est tué lors de la seconde attaque soutenue par le 3e bataillon.

Posté par saint_omer 8ri à 14:34 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2007

Caporal Eugène Decriem

Eugène DECRIEM

Incorporé dans le 1er bataillon du 73e caserné à Aire sur la Lys en 1910, Eugène dit Carnot, est nommé caporal en septembre 1911 avant d’être envoyé en congés fin 1912.

Mobilisé dans le même régiment le 3 août 1914, il passe au 50e puis au 126e RI avant d’être affecté à la compagnie 12/1 du 6e génie.

Le 1er avril 1916, la compagnie arrive à Ligny en Barrois.

Le 4 avril, arrivée à Belleville sur Meuse à 20h30.

Des travaux aux abris du village sont effectués ? des abris de mitrailleuses sont montés à Bras sur Meuse ainsi qu’un réseau de fils de fer entre le bois Bride et le bois Franco-Boche pendant près de 10 jours.

Le 22 avril, la compagnie travaille à l’aménagement de tranchées et de réseaux du ravin de Bras à Douaumont avant son retour à Belleville pour d’autres travaux aux abris.

Le 5 mai, un PC pour colonel est commencé à hauteur de la ligne de doublement du Poivre.

Trois sections se trouvent au boyau Verger-Bouleaux.

Le 15 mai, des travaux sont effectués sous la route près du canal à Belleville.

Le 24 mai, retour à l’est du boyau de Brest pour la pose d’un réseau de fils de fer, les travaux se poursuivent dans le secteur jusqu’au 30 mai.

Le 30 mai, Carnot se trouve à Bras alors qu’un bombardement par 210 se produit. Il est tué au cours de ce bombardement.

« Mort pour la France », Carnot repose dans la nécropole nationale de Glorieux à Verdun.

Je remercie Bruno, son arrière petit-fils, de m’avoir communiqué ces informations.

DECRIEM_Eug_ne

Eugène "Carnot" DECRIEM.

Posté par saint_omer 8ri à 14:39 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2007

Soldat Henri Ponchel

Incorporé au 73e RI en octobre 1913, Henri PONCHEL est en ligne dès août 1914 dans la 4e compagnie du 1er bataillon.

Après les premiers combats menés à Dinant, Saint-Richaumont, Esternay, Reims, Beaumarais, il est très grièvement blessé dans les environs de Pontavert et décède à l’ambulance n°2 en place à Roucy.

Je rends donc hommage à l’un de mes aïeux, « Mort pour la France » le 18 novembre 1914.

Il repose dans l’ossuaire n° 1 de la nécropole de Pontavert.

PONCHEL_Henri


Henri se trouve à droite.

Posté par saint_omer 8ri à 21:59 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »