Béthune- les 73e RI - 273e RI - le 6e RIT

01 janvier 2012

Voeux 2012

En ce jour de l'an, je vous présente mes meilleurs voeux pour l'année 2012 : santé, prospérité, réussite professionnelle ou retraite paisible.

Pour celles et ceux qui m'ont aidé, merci encore d'avoir partagé vos documents et vos photos !

Merci aussi à tous les lecteurs anonymes, bonne année à vous !

Voeux 2012

 

Posté par saint_omer 8ri à 15:09 - 1919-2012 - Rétroliens [0]


24 décembre 2011

Les pertes de novembre 1918

Les pertes de novembre 1918

 

Voici les noms des soldats « Morts pour la France » :

Boin Henri de Calais – repose dans le carré militaire de Calais nord,

Cornette Louis d’Urciers blessé et décédé le 11 novembre – repose à St-Quentin,

Desperier Jean d’Habas – repose à Guise,

Devulder Marcel de Lille – repose à Guise,

Dupiol Augustin de Bazas – repose à Guise,

Forest Jean-Marie de Mary,

Le Gall Jean de Brest,

Pate Emile de Saults – repose à Fourmies,

Rey Antoine de St-Alban de Roche,

Roth Marcel de Neuilly,

Loliaux Albert de Vilequier Belgique – repose à Dinant.

Du 1er au 11 novembre : 51 soldats auront été blessés.

 

Posté par saint_omer 8ri à 13:01 - 7i - 1918 - Rétroliens [0]

Le 73e en novembre 1918

Le 73e en novembre 1918

Alors que le 2e bataillon se trouve déjà à Seboncourt, c’est le 4 novembre que les 1er et 3e bataillons et de la CHR viennent y cantonner brièvement pour rejoindre Mennevret et Blocus au sud du Cateau.

L’ensemble doit être prêt à intervenir rapidement après le canal de la Sambre, le matériel encombrant restant sur place afin de faciliter le déplacement.

Le départ est fixé à minuit pour franchir le canal et la ligne des chasseurs à pied.

Le 5 novembre à 6h50, le 73e est passé sans que l’artillerie ennemie se soit manifestée !

L’objectif : atteindre Eppes-Sauvage en passant à Bergues, Barzy, Beaurepaire, la Rouge Croix, Cantraine et Rainsars.

A la gauche du 73 se trouve une division anglaise et à droite, le 3e tirailleurs.

Le 2e bataillon du commandant Anduze atteint Etreux à 11h30.

Le 1er bataillon du commandant Larbey arrive à hauteur du 2e mais les anglais sont en retard et les mitrailleuses ennemies empêchent de progresser vers Barzy.

Quant au 3e bataillon, il reste un peu en arrière.

A 9h45, le bombardement se fait intense notamment aux abords du canal tandis qu’à Bergues, des civils retrouvent la liberté après tant d’années de misère…

A l’aube du 6 novembre, notre artillerie tire vers les mitrailleuses, Barzy doit tomber !

Ce qui est fait à 5h30 !

A 11h, le 2e bataillon arrive à Beaurepaire rejoint par le 1er alors que le 3e est toujours en réserve.

Le 7 novembre, la poursuite reprend à 6h30, les bataillons sont espacés d’environ 500m.

Le 2e est toujours en tête et se forme en losange, il avance rapidement, à 11h30, il est à la Rouge Croix.

Le terrain vallonné facilite la progression, Warpont est nettoyé, deux compagnies arrivent à l’Arbroye.

Le 8 novembre, les compagnies sont bloquées par les mitrailleuses qui défendent le lieu, l’artillerie est appelée à 13h et une heure plus tard la progression reprend vers Roteleux où plusieurs allemands gisent sur le terrain.

A 17h00, le 2e bataillon arrive à Cantraine et laisse sa place au 1er et au 3e pour passer en réserve le 9 novembre.

A 8h30, le 1er arrive à 500m de Trie Mayens à l’est de Rainsars, à 10h00 il est à la Rue la Haut au sud-est de Sains du Nord, le 3e bataillon est échelonné vers le Défriché situé près de la forêt.

Le 10 novembre, le 1er bataillon se trouve dans la forêt, le 3e en soutien, a une compagnie sur la crête au nord de la route Dorothée dans le bois de la Fagne.

Le 11 novembre, le 73 passe à son tour en soutien, à 7h15, il arrive au carrefour St-Hermann en pleine forêt de Trélon.

A 8h20, l’ordre de cesser les hostilités est indiqué pour 11h00 !

C’est justement à 11h00 que le 1er bataillon arrive à Eppes-Sauvage, les autres se trouvent au sud-est et présentent les armes.

Ils rejoignent Montbliart à 17h00.

La guerre est terminée, le 73e s’est distingué de fort belle façon mais les pertes sont très lourdes avec au moins 1260 tués, 4760 blessés, 3500 disparus …

Ne seront jamais comptabilisés ceux décédés après l’armistice de folie, de maladie, de blessures, de suicides et des gaz…

Ne sera jamais comptabilisée non plus, la grande souffrance de tous ces soldats, sous-officiers et officiers dans des conditions de vie extrêmes par la pluie, la boue, l’eau, le vent, la neige, le froid, l’attente, l’attaque, la peur de mourir, le moral, le soutien.

Quelle vie après pour les grands blessés, les aveugles, les mutilés, les familles, les veuves, les orphelins ?

Afin que nul n’oublie ce qu’ils ont enduré !

Posté par saint_omer 8ri à 11:55 - 7i - 1918 - Rétroliens [0]

10 décembre 2011

Hommage au soldat Louis Cornette

Hommage au soldat Louis Cornette

 

Soldat de la classe 1916, Louis quitte son village natal d’Urciers pour être incorporé au 68e régiment d’infanterie de Le Blanc/Issoudun en avril 1915.

Il passe au 24e régiment d’infanterie de Bernay au front le 23 mai 1917 dans le secteur de St-Mihiel au sud de Verdun.

Le 4 octobre 1916, il est versé dans la 1ère compagnie de mitrailleuses du 73e d’infanterie qu’il rejoint à Maricourt dans la Somme.

C’est ensuite à Beauséjour dans la Marne qu’il termine l’année.

En mars 1917, il est en ligne dans le secteur de Beaumarais puis à Oulches sur le plateau de Craonne le 16 avril.

Au camp de Mailly en mai et juin, il passe à Bergues le 30 pour se rendre sur le front de Bixchoote dans les Flandres belges.

Cité à l’ordre du régiment le 21 août 1917, Louis est nommé 1ère classe le 30 août.

Retiré du front le 31 octobre, le voici à Calais pour une période de repos et d’instruction.

1918 : le voici en 2e ligne dans le secteur de Concevreux puis à Corbeny dans l’Aisne ; malade, il est soigné à l’ambulance durant quelques jours fin avril.

Début juin, le combat est très rude dans le secteur de Dommiers, de Vertes Feuilles, de Chaudun et Vierzy,  là où tant du 73 sont tombés mais il s’en sort !

C’est ensuite à Coeuvres et Laversine  qu’il se bat.

Le 15 juillet, les allemands attaquent Dormans, le 73e perd beaucoup de ses soldats, une fois de plus Louis est épargné !

Parti dans le secteur alsacien de Saint-Ulrich le 23 août, il revient vers Saint-Quentin le 22 octobre.

Après avoir traversé Rainsart le 10 novembre, il est blessé très gravement par éclats d’obus aux jambes dans la forêt de Trelon et décède à l’ambulance de Remaucourt le 11 novembre 1918.

Sort incroyable pour ce brave soldat qui est le dernier connu blessé et Mort pour la France du 73e !

Louis repose dans la nécropole nationale de St-Quentin dans laquelle je me suis rendu le 24 septembre dernier afin de fleurir sa tombe.

J’ai eu beaucoup de chance de retrouver l’un de ses neveux, Paul, aujourd’hui âgé de 87 ans et lui ai envoyé quelques documents ainsi que la photo de la tombe fleurie, tombe sur laquelle il est allé se recueillir à plusieurs reprises.

Je le remercie encore de son excellent accueil et de sa volonté de partage !

Je remercie d’avance ses frères et sœurs qui vont me lire sous peu.

 

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Posté par saint_omer 8ri à 18:41 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0]

12 novembre 2011

11 novembre 2011 à Laventie

11 novembre 2011 à Laventie.

 

Cette commémoration du 11 novembre à Laventie fut chaleureuse.

Après l’office religieux en présence des porte-drapeaux et de membres de l’association des Poilus de la Marne, les enfants de la commune attendaient que le rassemblement se fasse au monument aux morts.

Quelques instants plus tard, les pompiers, la fanfare, le conseiller général, les gardes d'honneur de Lorette, le public prenaient place.

Après le traditionnel discours, un hommage fut rendu au Poilu Georges Thumerel en présence de sa famille ayant fait le déplacement depuis le sud-ouest.

Ses arrières petits-enfants découvrirent son nom gravé sur le monument aux morts.

Après le dépôt de gerbes, le cortège se mit en marche pour fleurir les monuments dans le cimetière communal.

L'album sera en ligne demain.

 

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Posté par saint_omer 8ri à 20:51 - Commémoration - Rétroliens [0]




06 novembre 2011

Le 73e en octobre 1918

Le 73e en octobre 1918

 

Après les relèves ordinaires, des patrouilles sont organisées de part et d’autre le 5 octobre et durent plusieurs jours.

Il n’y a pas de fait d’armes notable et le 11, la relève commence par un bataillon du 4e zouaves.Dès le 12, le 3e bataillon puis la CHR arrivent cantonner à Granvillars, le 2e le quitte.

Les bataillons se remettent en marche et cantonnent près de Montbéliard.

Le 16 octobre, les embarquements en gare d’Héricourt commencent pour débarquer à compter du 18 à Pont Ste Maxence.

Le lendemain, les bataillons sont à Blincourt en repos.

Le 22, c’est le départ pour venir stationner à Villers sur Coudun, Marquéglise, Vandelicourt, Vignemont et Antheuil.

Le mouvement se poursuit vers Berlancourt et Guiscard, Avesne et Ollesy.

Le 30, le régiment est passé en revue à Homblières qu’il quitte le lendemain pour arriver à Fontaine Morte et Seboncourt.

Les derniers combats arrivent enfin pour les soldats du 73 mais hélas, certains tomberont encore les jours suivants tandis qu’à Homblières, les allemands seront reçus dans le presbytère, le seul bâtiment du village encore en état…

 

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Homblières : le presbytère.

 

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Homblières : le monument aux morts.

 

 

 

Posté par saint_omer 8ri à 17:15 - 7i - 1918 - Rétroliens [0]

01 novembre 2011

2e inauguration Racquinghem suite

2e inauguration Racquinghem suite

Lors de cette cérémonie, le drapeau fut donc changé pour un nouveau suite à la fusion des sections d’anciens combattants de Racquinghem et de Wardrecques.

Le président Victor Lemaitre rappelait que l’ancien avait porté durant 12 ans.

Après avoir remercié les élus, il faisait lecture des noms des présidents, secrétaires, trésoriers et porte-drapeaux successifs depuis 66 ans !

 

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Posté par saint_omer 8ri à 08:47 - Commémoration - Rétroliens [0]

29 octobre 2011

2e inauguration à Racquinghem

2e inauguration du monument aux morts de Racquinghem

 

Vendredi 28 octobre 2011 sur la place : il est 19h00 lorsque commençait une cérémonie pour le moins inhabituelle aujourd’hui.

 Les porte-drapeaux et l’harmonie d’Aire sur la Lys étant prêts, le défilé se mettait en marche dans les rues du village en vue d’inaugurer pour la 2e fois le monument aux morts.

La 1ère avait eu lieu en 1922 et rien ne s’était passé jusqu’au 4 août 2008, jour où un bus finissait sa course dans le cimetière après avoir heurté l’embase du monument !

La municipalité décidait alors d’effectuer d’importants travaux d’ailleurs terminés dans la semaine.

J'ai noté la présence de Mr Lefait, député et vice président du conseil général, de Mr Dissaux, conseiller général et maire d’Aire sur la Lys, du colonel Demarle, des présidents des sections d’anciens combattants dont Mr Victor Lemaitre, de Mr Bernard Idzik, maire de Racquinghem et du conseil municipal.

Cette cérémonie fut émouvante, la présence d’enfants rappelant le nom le chaque soldat mort pour la France, mettait une touche toute particulière face aux nombreux porte-drapeaux.

Après le dépôt de gerbes, le drapeau de la section était enroulé définitivement afin de le remplacer par un neuf groupant Racquinghem et Wardrecques. Ce fut ensuite le moment des discours du colonel Demarle, du président Lemaitre très ému et de Monsieur le Maire dont voici quelques extraits :

« La volonté postérieure de la Municipalité de réaménager la place de la Mairie et de ses abords est venue confirmer notre souhait de redonner une nouvelle vie à notre monument aux morts.

Aujourd’hui, ce qui n’était que perspective et projection est une réalité que vous avez pu admirer et dont nous sommes fiers et très honorés tant les compliments venus de toute part sont unanimes pour reconnaître une belle réussite.

En effet à l’image de toutes les communes de France  le Monument aux Morts constitue ce trait d’union symbolique entre le passé et l’avenir, entre nos ancêtres et la population actuelle. Il est aussi la reconnaissance éternelle envers ceux qui ont donné leur vie pour défendre la patrie et assurer notre liberté.

A ce titre les noms des soldats gravés dans le marbre des Monuments aux Morts ne peuvent être oubliés et leur mémoire doit habiter chacun de nous, jeunes et adultes, pour renforcer notre appartenance à une nation libre et souveraine.

Vouloir réhabiliter le Monument aux Morts c’est concrétiser le nécessaire devoir de mémoire après plus de soixante année de paix en Europe. En effet il s’agit de ne pas oublier et plus que jamais rappeler aux jeunes générations les sacrifices de ceux qui nous ont précédés car le temps qui passe finit par effacer les souvenirs les plus douloureux.

Aujourd’hui notre monument a retrouvé tout son éclat et sa splendeur du premier jour . Le sablage a rendu à la Pierre bleue du Nord la couleur de notre ciel. Il se dresse fièrement sous la lumière des projecteurs, soutenu par l’harmonie du mur d’enceinte qui appelle  le regard furtif et admiratif  des passants ».

La municipalité offrait ensuite le verre de l’amitié.

Merci Monsieur le Maire, le conseil municipal et  la section des anciens combattants !

Je vous joins quelques autres photos, d'autres seront dans le dernier album en ligne.

 

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Posté par saint_omer 8ri à 20:49 - Commémoration - Rétroliens [0]

16 octobre 2011

Sergent Paul HENRY

Sergent Paul HENRY

 

Natif d’un petit village de la Haute-Marne, Paul est incorporé au 35e régiment d’infanterie de Belfort en octobre 1908, il est 1ère classe un an plus tard.

Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint le 235e régiment d’infanterie à Belfort et par vers le front d’Alsace dans la région de Dannemarie.

Le 29 mars 1915, nommé caporal, il est toujours sur le même front jusqu’au 16 octobre où il embarque à Marseille pour l’armée d’Orient à Salonique d’abord puis en Serbie ensuite.

1916 le voit encore à Salonique, puis à Monastir et Florina lorsque que le 1er novembre 1916, il est affecté au 260e régiment d’infanterie de Besançon…

De retour en France le 30 mars 1917 ; Paul passe au 73e régiment d’infanterie de Béthune, affecté à la 3e compagnie, il rejoint le front le 25 août dans le secteur des Flandres entre Noordschote et Pypegaele.

Le 30 octobre, il est au cantonnement de Brêmes les Ardres qu’il quitte le 6 décembre en direction du Ternois puis de Beauval dans la Somme pour arriver à Giremontiers près de Meaux en fin d’année.

1918, il prend part aux évènements de l’Aisne à Corbeny  puis à ceux de l’Oise où les combats sont très rudes…

Dommiers, Laversine, sans aucun doute,  Paul n’a jamais oubliés ces villages tout comme celui de Dormans où tant du 73e et du 273e sont tombés !

Nommé sergent le 15 août 1918, le voici sur le front de Saint-Quentin où il est blessé le 5 novembre 1918 par balles aux jambes à la Folie à l’ouest du Nouvion en Thiérache.

Evacué vers l’ambulance, il est dirigé vers l’hôpital complémentaire 54 de Dinard avant de rejoindre sa famille en avril 1919.

Cette page à la mémoire de ce brave Poilu au parcours atypique, n’a pu se faire que grâce à son petit-fils Jean-Pierre, que je remercie à cette occasion.

 

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Posté par saint_omer 8ri à 21:02 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0]

08 octobre 2011

Le 73e en septembre 1918

Le 73e en septembre 1918

 

C’est le 1er septembre que le régiment obtient une citation à l’ordre de la Xe armée pour les faits d’armes de mai et de juin.

Les journées sont calmes jusqu’au 11, jour où le général Ecochard prend le commandement de la 51e division d’infanterie à la place du général Boulangé.

L’activité reprend le 13 lorsque des obus toxiques tombent à proximité des points d’appui, le 18, plusieurs soldats sont blessés lors d’un coup de main ennemi.

Le 21, le capitaine Delassus organise un coup de main après avoir fait trois groupes de 20 hommes. Ce coup de main semble réussir et le soir un autre est organisé alors que des fusées sont lancées de part et d’autre.

Le calme revient les jours suivants jusqu’au 28 où l’activité des canons français reprend dans la région de Carspach, le lendemain, le commandant Larbey remplace le lieutenant-colonel Mégemont à la tête du régiment.

PS : l’information est tombée depuis peu : un abri allemand a été découvert près de Carspach, reportage vu ce jour dans le journal télévisé de 13h00 !

 

Posté par saint_omer 8ri à 18:00 - 7i - 1918 - Rétroliens [0]