Béthune- les 73e RI - 273e RI - le 6e RIT

22 juillet 2021

Soldat Marcel Delplanque 73e RI

Garçon-boulanger à Amiens, Marcel s’engage au 46e RI en mars 1915.

Il arrive au 73e RI en réserve à Maricourt le 4 octobre 1916 et embarque le lendemain pour s’installer à Bussy les Poix.

3 - Delplanque Marcel 73e RI Alain Beausire c

D’étape en étape, il arrive dans la Marne dans le secteur bouleversé par les entonnoirs de mines de Beauséjour (actuellement camp de Suippes).

1917 commence sous la pluie inondant les tranchées avant un repos bien mérité de 18 jours.

Il faut bientôt partir et le 4 février, le régiment arrive dans l’Aisne pour y effectuer divers travaux d’aménagements et préparer l’offensive dans le bois de Beaumarais près de Craonne.

Celle-ci a lieu le 16 avril sous un temps froid et il neige !

Il part ensuite au camp de Mailly pour instruction.

A 21 ans, Marcel a déjà bien souffert de la guerre.

Le 1er juillet, il est embarqué avec l’ensemble du régiment vers le Nord pour débarquer le lendemain à Bergues et cantonner à Quaedypre.

Arrivé à la frontière belge, il est en ligne à Steenstraete sous la pluie battante rendant la vie encore plus difficile.

Le 20 août, il est en ligne à Bixchoote et le 10 septembre, il est gazé.

Bixchoote SHD

Son nom n’apparaît pas dans la liste des blessés, il est probable qu’il n’ait pas été évacué.

De retour en France en novembre, il est dirigé près de Meaux.

Il revient dans l’Aisne le 28 janvier 1918 pour être en ligne le 7 mars face à Corbeny qu’il quitte le 6 mai.

Le 31 mai, sur le front de Soissons à Dommiers, le combat est très meurtrier, quant à Marcel, il est indemne !

Après une courte période de repos, c’est à Laversine qu’il se bat.

Les souffrances ne sont pas terminées car le 15 juillet, il se bat encore au château de Dormans.

La nécropole dans la ville témoigne de l’âpreté des combats qui s’y sont déroulés…

Marcel quitte le 73e RI le 24 août ; il se réengage un peu plus tard pour l’armée d’Orient : il est libéré en 1924.

Marcel connait une fin tragique : démineur, il est tué par accident le 18 décembre 1946 à Granville.

Bixchoote

Mes remerciements s’adressent à Alain Beausire, son petit-fils, pour le partage de ses documents.

 

 

 

Posté par saint_omer 8ri à 18:58 - - Permalien [#]

06 juillet 2021

Tilloloy Emile 273e RI grand mutilé

Je recherche un portrait de ce Poilu de la classe 1915, grand mutilé de guerre suite à ses blessures reçues à Vermandovillers.

A perdu les deux yeux, les avant-bras et les tympans et est décédé en 1929.

Cité à l'ordre de l'armée, médaille militaire et chevalier de la légion d'honneur.

Posté par saint_omer 8ri à 11:43 - - Permalien [#]
26 juin 2021

Adjudant René Wiard - 73e RI

Adjudant René Wiard

De la classe 1903, René Wiard quitte les mines le 6 novembre 1904 afin d’effectuer son service militaire.

Incorporé au 73e RI et excellent soldat, il est nommé caporal puis renvoyé dans ses foyers en 1906.

Garde-champêtre à Hénin-Liétard, René est mobilisé en tant que sergent et rejoint son régiment à Dinant le 22/8/1914.

Wiard René et son épouse 73e RI finale

Il est affecté à la 8e compagnie du 2e bataillon commandé par le chef de bataillon Pavans de Ceccaty.

Le 73e revient en France, engagé dans la bataille de Guise dans l’Aisne, la 8e compagnie défend le village de Cohartille.

Le 6 septembre, arrivée à Esternay dans la Marne, la compagnie est en 1ère ligne dans le bois et attaque la crête.

De nombreuses pertes sont à déplorer parmi lesquelles le chef de bataillon Pavans de Ceccaty (qui repose toujours à Esternay aujourd’hui).

Le 12 septembre, arrivée à Reims, le 23, la 8e cie est en ligne près de Pontavert au bois des Buttes.

Le 2e bataillon est commandé par le chef de bataillon Rouvin.

Les pertes sont très nombreuses dans ce secteur agité sous les forts bombardements, les hommes souffrent !

Les bataillons alternent 1ère ligne et mise en réserve.

Le capitaine Vidal, de retour de blessure, prend le commandement de la 8e cie dans le bois de Beaumarais.

Les soldats bien fatigués sont relevés le 11 décembre.

Le 27, ils embarquent à Cuperly pour débarquer à Ste-Menehould et rejoignent Vienne le Château où le canon tonne fort.

Nous sommes en Argonne au bois de la Gruerie ! Secteur effroyable par la dureté des combats et… le froid !

La 8e cie n’est pas épargnée, elle subit une attaque de plein fouet et s’en tire tout juste avant d’attaquer à la grenade. Les soldats sont épuisés après avoir combattu dans l’eau et sans manger.

Relevé, le régiment part à St-Rémy sur Bussy pour un repos bien mérité, le 12 janvier 1915, René est nommé adjudant.

Le 16 février, en repos à Somme-Tourbe, le régiment se dirige vers Mesnil les Hurlus pour la 1ère bataille de Champagne.

Dans des conditions dantesques, la 8e cie attaque le 19 et le 20, la progression est lente et très pénible. Elle est relevée le lendemain.

De retour le 1er mars, elle arrive à l’ouvrage du Trapèze. Elle quitte le secteur le 6.

De déplacements en déplacements, le régiment arrive dans la Meuse à Thierville le 2 avril pour se rendre au bois la Dame près de Braquis le 5.

L’attaque est programmée dans la 7 au 8 avril.

Durant cette attaque, René se trouve dans la 5e cie et se distingue ; le 8 mai 1915, il reçoit une rare citation à l’ordre de l’armée :

"Pendant le combat de la nuit du 7 au 8 avril, a entrainé avec la plus grande énergie sa section à l'assaut d'un ouvrage fortifié, lui a fait franchir le premier réseau et l'a maintenu jusqu'au jour sous un feu très violent".

Woevre 4 1915 finale

Carte : en rouge ligne française, le 73e Ri se trouve à droite de la mention 2e DI.

Bois la Dame finale

Braquis : le bois la Dame aujourd'hui.

Après ce fait d’armes au bois la Dame, c’est au bois d’Ailly/Meuse que le régiment arrive.

Le combat est formidable en ce 5 mai, la cie se replie, l’ennemi étant très incisif.

Le 2e bataillon a perdu 9 officiers et 600 hommes durant cette opération !

Le 13 mai, le régiment arrive à Commercy à 14h30 ; René reçoit la médaille militaire épinglée par le lieutenant-colonel Truffert.

Après une période de repos, le régiment effectue son retour au bois de Beaumarais, au bois des Buttes et au Choléra. Il y effectue des travaux de défense.

Le 22 juin, René est évacué pour bronchite puis dirigé vers le dépôt.

Il revient le 21 décembre pour être en ligne le 29 au bois des Buttes où il passe le réveillon.

Janvier 1916 : les échanges d’artilleries sont réguliers jusqu’au 11 février.

Après une période de repos, le régiment est dirigé vers Verdun où il arrive le 25 sous la neige.

Parti du fort de Souville, il arrive dans le ravin des Vignes près de Fleury devant Douaumont.

Le bombardement est très violent de Froideterre à la ferme de Thiaumont, c’est l’enfer de Verdun !

Attaques et contre-attaques se succèdent, les pertes sont considérables.

Le 6 mars, de retour à Verdun, les hommes sont épuisés et à bout de nerf.

Ils embarquent à Verdun pour débarquer à Epernay le 1er avril.

Le 13 avril, arrivée à Verneuil dans l’Aisne, le château a été bombardé depuis quelques temps ; le 16, la 5e cie est à Beaulne, les bombardements sont fréquents de part et d’autre durant les mois de mai et de juin.

verneuil chateau finale

Le château de Verneuil en 2012.

Le 2e bataillon est enfin relevé à Moussy le 5 juillet et le 24, il arrive à Ville en Tardenois.

Le 30, René quitte le régiment.

Passé au 42e RI, il passe l’année 1917 au front et termine la guerre au 23e RI.

Décorations : médaille militaire, croix de guerre avec palme, médaille de la victoire, médaille commémorative.

Je remercie Joël, son petit-fils, de son bon coeur pour avoir partagé ses documents.

 

Posté par saint_omer 8ri à 14:29 - - Permalien [#]
19 juin 2021

Soldat Francis Delauney

Francis Delauney est employé de commerce à Trouville lorsqu’il est incorporé au 39e RI en décembre 1914.

Après une courte période au 74e RI, il passe au 73e RI le 15 mai 1915 qu’il rejoint à Vandeuil.

Affecté à la 3e compagnie du 1er bataillon, il reste une semaine en cantonnement avant de monter en ligne à Beaumarais (près de Craonne - Aisne) jusqu’au 8 septembre.

       Francis Delauney 73e RI finale

Le 4 octobre, Francis est en réserve à Gernicourt près de Berry au Bac.

Les bombardements sont intermittents, les jours passent en effectuant les travaux de tranchées.

Le 4 décembre, la 3e compagnie cantonne à Roucy pour un repos bien mérité et permettre le nettoyage des effets personnels très souillés.

Le 14 décembre, le bataillon au complet rejoint la 1ère ligne au Chauffour ; il est relevé le 27 et vient cantonner à Ventelay.

Il passe en réserve le 29 à la Sapinière et y travaille.

En ce mois de janvier 1916, le secteur est calme, on ne relève que deux blessés dans la compagnie.

Le 25 février, sous la neige, le régiment embarque en direction de Verdun.

Le 27, la 3e compagnie est en ligne à l’ouest de Fleury sous un terrible bombardement. Un obus de gros calibre tombe au milieu d’une section provocant la perte de 40 soldats.

C’est l’horreur, les combats sont très violents et la compagnie vient en soutien d’une attaque vers le fort de Douaumont.

Elle y reste jusqu’au 6 mars puis rejoint la caserne Bevaux à Verdun.

Deux jours plus tard, le 73e quitte sans regret Verdun, les soldats sont très fatigués !

La compagnie est mise en repos à Tannois puis  à Erize la Brûlée le 14 mars.

Le 2 avril, elle embarque à destination d’Epernay.

Le 15 avril, elle est en ligne à Bourg dans l’Aisne ; le 16, elle est placée en réserve alors que le canon tonne toujours !

Le 5 juin, en ligne à Beaulne et sur le plateau, le secteur est bombardé régulièrement.

Relevée le 20 juillet, arrivée à Longueval et le 24 à Ville en Tardenois.

Le 8 août, arrivée à Saleux au sud d’Amiens.

Le 3 septembre, la compagnie se trouve à l’ouest de Maricourt ; le 4 dans le bois de Maricourt. Elle est commandée par le lieutenant Lemirre.

Le 5, le 1er bataillon au complet est en liaison avec les Anglais du côté de la ferme de Faffemont.

       Maurepas 6 9 1916

                                     Source : SHD Fort de Vincennes.

Le 6, la 3e compagnie se trouve dans le bois de Savernake un peu en avant de la ferme de Faffemont pour l’attaque qui commence à 17h.

       Ferme Faffemont

C’est sans doute durant cette attaque entre 17h et 21h que Francis est tué par éclat d’obus "Mort Pour La France".

Je remercie Patrick, neveu de Francis de son partage.

 

 

Posté par saint_omer 8ri à 13:45 - - Permalien [#]
03 juin 2021

Soldat Henri Houwen 273e RI

Henri Houwen est né à Bailleul en 1886. Mobilisé au 273e RI, il est fait prisonnier à Dinant le 23/8/1914.

Démobilisé en janvier 1919, il revient à Bailleul.

Je recherche une photo de ce Poilu, n'hésitez pas à me contacter, merci.

Posté par saint_omer 8ri à 13:11 - - Permalien [#]

17 mai 2021

Soldat Gaston D'Arras 273e RI

De la classe 1907, Gaston D'Arras est gravement blessé à Souain le 6/10/1915.

Je recherche un portrait de ce Poilu qui était domicilié à Malo les Bains.

Si vous êtes de ses descendants, n'hésitez pas à me contacter, merci.

Posté par saint_omer 8ri à 14:45 - - Permalien [#]
13 mai 2021

Caporal Henri Percaille 273e RI

De la classe 1908, Henri Percaille a été mobilisé en tant que caporal du 2/8/1914 jusqu'au 11/5/1918.

Je recherche un portrait de ce Poilu aussi si vous êtes l'un(e) de ses descendant(es), n'hésitez pas à me contacter, merci.

Posté par saint_omer 8ri à 11:29 - - Permalien [#]
31 décembre 2020

6e territorial - le recensement

Les Poilus du 6e RIT sont en cours de recensement, à ce jour, ils sont au nombre de 1700.

Si vous avez un aïeul qui a combattu dans ce régiment, n'hésitez pas à prendre contact, merci.

Posté par saint_omer 8ri à 14:24 - - Permalien [#]
06 décembre 2020

Capitaine Raoul Hoff 73e RI

Sous-lieutenant le 5/8/1914, Raoul Hoff part immédiatement en campagne.

Brillant lors des combats au bois de la Gruerie fin décembre 1914, il obtient une 1ère citation à l'ordre du corps d'armée.

Il est nommé lieutenant le 21/4/1915.

Gravement blessé près de Douaumont par éclats d'obus le 28/2/1916, il est nommé capitaine en fin d'année.

Cité à l'ordre de l'armée, de la division, de la brigade, il quitte le 73e RI le 23/5/1918.

Chevalier de la légion d'honneur en 1920, il connait une mort tragique en déportation.

Je recherche un portrait de ce capitaine, n'hésitez pas à m'écrire si vous le souhaitez, merci.

Posté par saint_omer 8ri à 13:58 - - Permalien [#]
12 novembre 2020

Hommage à Victor Delfly 273e RI

Article de la Voix du Nord de ce 11 novembre 2020.

Delfly Victor VDN 11 11 2020

Posté par saint_omer 8ri à 14:00 - - Permalien [#]