La 2e bataille de Champagne.


En ligne au nord de Suippes le 5 octobre, le 273e doit attaquer les bois P15 et P16 situés entre la ferme Navarin et la butte de Souain.

Le 6 octobre, à 5h, le 6e bataillon attaque les bois. Les 23e et 24e compagnies abordent les tranchées détruites de P15 assez facilement tandis que les 21e et 22e subissent le feu de mitrailleuses à P16.

Le 5e bataillon s’élance à son tour, le bois P15 est occupé, P16 ne l’est que partiellement, la partie au nord-est étant encore occupée par l’ennemi.

Le 7 octobre dès 5h30, les allemands contre-attaquent en débouchant à l’est de P16 comme vous pouvez le voir sur la carte. Le lieutenant-colonel Héberlé est mortellement blessé par balle.

Les attaques successives sont repoussées par les mitrailleuses des adjudants Dufour et Guyot et provoquent des pertes sensibles.

Le 8 octobre, l’ennemi renouvelle une dernière fois une contre-attaque qui échoue en partie grâce aux grenades à manche laissées sur le terrain, regroupées et très largement utilisées par les hommes du 273e !

Mais les pertes sont également sensibles côté français : 163 hommes dont 9 officiers ont été tués et il y a 480 blessés. Le nombre de disparus y compris les prisonniers s’élève à 433.

Le 10 octobre, la relève a lieu, le régiment se retire plus au sud mais la canonnade ne permet pas la récupération.

Le 14 octobre, après la traversée difficile de Suippes, encombrée par les convois, le régiment arrive à Saint-Etienne au Temple.

Le 15 octobre, le lieutenant-colonel de Prandières prend le commandement du régiment qui embarque à Cupperly le 16 à destination de Verdun où il arrive le 17, à la caserne Niel.

Le 18 octobre se passe au nettoyage et le 19, les premiers renforts venus du dépôt, arrivent… et la semaine suivante se passe à l’instruction.


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